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	<title>Dédale - Gilles Picouet &#187; Non classé</title>
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	<description>du 25 sept. au 13 nov. dans la Cour du Musée du Temps, Besançon</description>
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		<title>vingt deux</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 16:32:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le démontage s&#8217;est fait sans trop de problème même si psychologiquement, j&#8217;ai encore du mal à me dire que quelque chose est fini. Et qu&#8217;il faut repartir sur un nouveau chemin, recommencer autre chose, autrement. La rencontre avec Lisbeth : un moment fort en émotion, qui m&#8217;ouvrira peut-être des perspectives nouvelles. Cette expérience confirme que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le démontage s&#8217;est fait sans trop de problème même si psychologiquement, j&#8217;ai encore du mal à me dire que quelque chose est fini. Et qu&#8217;il faut repartir sur un nouveau chemin, recommencer autre chose, autrement.</p>
<p>La rencontre avec Lisbeth : un moment fort en émotion, qui m&#8217;ouvrira peut-être des perspectives nouvelles. Cette expérience confirme que mes sculptures sont des matières et des espaces à pratiquer. Lorsqu&#8217;il y a un travail qui sort du flot quotidien, l&#8217;œuvre prend une existence singulière, elle est transfigurée.</p>
<p>Je garde aussi gravés quelque part le souvenir de tous ces visages d&#8217;enfants, leurs yeux enflammés, survoltés presque à l&#8217;idée que je puisse les empêcher de réaliser LEUR labyrinthe.</p>
<p>Si cette œuvre a réussi quelque chose, c&#8217;est d&#8217;avoir fait de l&#8217;endroit où elle était située une vraie place publique, animée, joyeuse, vivante, un lieu où se retrouver pour partager avec d&#8217;autres connus ou inconnus quelques instants de vie.</p>
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		<title>vingt et un</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 23:26:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quand je suis seul, c&#8217;est un chapelet de panneaux, une méditation. Une mécanique, un rituel (doucement, je glisse, m&#8217;échappe, m&#8217;en vais). Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai balayé le sol, lavé les panneaux, pour Lisbeth. Ouvrir la fenêtre, changer d&#8217;air, aérer la chambre, secouer les draps. Enfin, j&#8217;ai chauffé la salle pour la représentation de ce soir. Et en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je suis seul, c&#8217;est un chapelet de panneaux, une méditation. Une mécanique, un rituel (doucement, je glisse, m&#8217;échappe, m&#8217;en vais).</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai balayé le sol, lavé les panneaux, pour Lisbeth. Ouvrir la fenêtre, changer d&#8217;air, aérer la chambre, secouer les draps. Enfin, j&#8217;ai chauffé la salle pour la représentation de ce soir. Et en faisant tout cela, je me suis rendu compte que je regardais le Palais comme jamais auparavant.</p>
<p>Certains sont en représentation avant d&#8217;être humains. Je ne veux pas. Parfois ça marche, parfois je désespère (quelque chose me rattrape, je ne sais pas le nommer mais c&#8217;est plus fort que moi).</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui me fait aller voir ailleurs, en dehors du champ des arts plastiques ?<br />
La danse. Oui, je cherche à provoquer un mouvement, d&#8217;abord un mouvement, un mouvement avant tout. Commencer par mettre le corps du visiteur en mouvement, vérifier qu&#8217;il est toujours vivant, apte à se déplacer et à changer de point de vue.</p>
<p>Le visiteur d&#8217;une exposition ne devrait pas se sentir écrasé par l&#8217;art. Même si il y a des choses qu&#8217;il ne comprend pas, la &laquo;&nbsp;conversation&nbsp;&raquo; devrait pouvoir se dérouler d&#8217;égal à égal.</p>
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		<title>vingt</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 21:12:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gilles</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette sculpture est une respiration, une force qui se dilate et se comprime, une forme qui se modifie au gré des mouvements des acteurs qui vont et viennent sur le plateau (mais, pour l&#8217;instant, ils sont très ordonnés et rangent parfaitement les panneaux avant de quitter la scène !). La caméra, un moyen de me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette sculpture est une respiration, une force qui se dilate et se comprime, une forme qui se modifie au gré des mouvements des acteurs qui vont et viennent sur le plateau (mais, pour l&#8217;instant, ils sont très ordonnés et rangent parfaitement les panneaux avant de quitter la scène !).</p>
<p>La caméra, un moyen de me relier à la sculpture. Non pas pour espionner ou surveiller mais pour admirer, s&#8217;inspirer, prendre appui.</p>
<p>Un travail d&#8217;équipe aussi pour ouvrir et fermer les panneaux.</p>
<p>Les arches de la cour du Musée du Temps sont bien alignées : pourquoi ranger les panneaux à l&#8217;identique ? (je pensais que la mobilité des panneaux serait un moyen pour réaliser de nouvelles figures, déambulations, de nouveaux parcours, en marge du chemin tracé par le rail.</p>
<p>La cour du Palais Granvelle revit à travers la sculpture. Les visiteurs l&#8217;animent en s&#8217;y déplaçant.  En manœuvrant les panneaux, ces derniers apportent, en cet endroit, quelque chose de leur vie, de leur joie, de leur énergie. La cour, endormie depuis l&#8217;époque où le Palais était habité, devient place et retrouve une fonction de cœur de ville.</p>
<p>La bête furieuse est tapie au fond de moi. Elle attend.</p>
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		<title>dix-neuf</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Oct 2010 21:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gilles</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La camera ? L&#8217;œil d&#8217;Icare qui mire Dédale depuis le ciel ! Je préfère le mot manœuvrer au mot manipuler et quand il faut ouvrir tous les panneaux, ce sont de &#171;&#160;grandes manœuvres&#160;&#187;. Ouvrir. Déplier. Déployer. Eclater. Desserrer. Ranger. Fermer. Plier. Ordonner. Compliquer. Simplifier. L&#8217;attente. Comme dans mes vidéos, cette sculpture crée une situation d&#8217;attente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La camera ? L&#8217;œil d&#8217;Icare qui mire Dédale depuis le ciel !<br />
Je préfère le mot manœuvrer au mot manipuler et quand il faut ouvrir tous les panneaux, ce sont de &laquo;&nbsp;grandes manœuvres&nbsp;&raquo;. Ouvrir. Déplier. Déployer. Eclater. Desserrer. Ranger. Fermer. Plier. Ordonner.<br />
Compliquer. Simplifier.</p>
<p>L&#8217;attente. Comme dans mes vidéos, cette sculpture crée une situation d&#8217;attente ou de disponibilité: &laquo;&nbsp;et maintenant que peut-il arriver, et avant, quels sont les évènements qui ont conduit à une telle modification ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Tout-à-coup, c&#8217;est-à-dire sans prévenir, en silence, comme dans les débuts du cinéma, un enfant arrive dans le champ comme un papillon se pose sur une fleur. De l&#8217;autre côté du miroir, j&#8217;observe patiemment oui, mais dans l&#8217;attente de quoi ? plongé dans les profondeurs de quelles pensées ?</p>
<p>Une forte dimension d&#8217;attente et d&#8217;appel à manœuvrer tout-à-la-fois.</p>
<p>Dédale échappe, glisse comme sable dans la main du géant qui voudrait l&#8217;attraper : un jour un visage, le lendemain une toute autre allure : sa vraie nature est d&#8217;être changeante, de fuir toute représentation figée, d&#8217;éviter toute image bloquée dans la tête du spectateur.</p>
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		<title>dix-huit</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 20:50:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gilles</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi les nouvelles que me font le plus plaisir après l&#8217;euphorie du vernissage il y a l&#8217;aveu de Didier qui se sent plus en confiance grâce ce projet réalisé avec brio. Et s&#8217;il prenait un nouveau départ chez Mantion ? A tout seigneur, tout honneur; Didier, toujours lui, a eu l&#8217;idée géniale de la web-caméra. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les nouvelles que me font le plus plaisir après l&#8217;euphorie du vernissage il y a l&#8217;aveu de Didier qui se sent plus en confiance grâce ce projet réalisé avec brio. Et s&#8217;il prenait un nouveau départ chez Mantion ?</p>
<p>A tout seigneur, tout honneur; Didier, toujours lui, a eu l&#8217;idée géniale de la web-caméra. Elle a retransmis en direct, sur le net, le beau vernissage de samedi dernier.</p>
<p>Pieter Brueghel toujours où l&#8217;on voit des fêtes populaires et toutes sortes de gens qui s&#8217;affairent chacun de son côté mais dans une même toile, un même jour, une même fête et quelqu&#8217;autre qui les regarde, depuis le ciel.</p>
<p>Il y a une joie communicative à manœuvrer tous ces panneaux. Il suffit que quelqu&#8217;un lance le mouvement et tout le monde s&#8217;y met en long en large et en travers dans une belle anarchie inimaginable lorsque l&#8217;on voit la sculpture au repos.</p>
<p>Dimanche après avoir raccompagné Colette au train je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher de retourner au Palais Granvelle. 10 heures du matin, alors que j&#8217;ouvrais les panneaux mon téléphone sonne. Denis était déjà branché depuis le ciel et moi aux anges !</p>
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		<title>dix-sept</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 07:49:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;installation du Palais Granvelle avance à grands pas, c&#8217;est-à-dire plus vite que prévu. Je découvre enfin Dédale dans sa totalité et sous tous les points de vue. Quand tous les panneaux sont rassemblés, l&#8217;œuvre paraît sage, presque endormie. Mais il faut voir la jubilation avec laquelle Antoine, Fabien, Arthur, Valentin, Adrien, et Cécile s&#8217;amusaient à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;installation du Palais Granvelle avance à grands pas, c&#8217;est-à-dire plus vite que prévu. Je découvre enfin Dédale dans sa totalité et sous tous les points de vue. Quand tous les panneaux sont rassemblés, l&#8217;œuvre paraît sage, presque endormie. Mais il faut voir la jubilation avec laquelle Antoine, Fabien, Arthur, Valentin, Adrien, et Cécile s&#8217;amusaient à faire défiler les panneaux de long en large et en travers pour considérer l&#8217;autre visage de l&#8217;œuvre : indisciplinée et bruyante. Paradoxalement, et c&#8217;est je crois sa qualité principale, Dédale est les deux à la fois mais on ne le devine qu&#8217;en osant soi-même manœuvrer les portes.</p>
<p>L&#8217;autre aspect vraiment surprenant concerne les points de vue. Au ras du sol, le colimaçon est presque invisible. Aujourd&#8217;hui, Denis et moi nous engouffrons dans le musée du temps pour monter quatre à quatre les marches qui nous conduisent aux différents étages. L&#8217;évidente harmonie de Dédale en rapport avec la cour se révèle dès le premier étage. Les proportions en rapport avec le format de la cour sont impeccables. L&#8217;habit corten joue à merveille avec la couleur des tuiles du palais tandis que la tôle nue s&#8217;accorde bien avec le bleuté de la pierre bisontine. Depuis le sommet de la tour, les toits prennent encore plus d&#8217;importance au fur-et-à mesure que le labyrinthe s&#8217;éloigne et je ne peux m&#8217;empêcher de penser à la vision qu&#8217;aurait eue Icare s&#8217;il s&#8217;était envolé depuis ce labyrinthe ci&#8230;</p>
<p>La tôle nue brille d&#8217;un éclat qui m&#8217;aveugle quand le soleil est très fort.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai appelé Denis sur son téléphone portable pour lui demander de donner son avis sur la jupe extérieure à la sculpture : Antoine et Didier n&#8217;en reviennent pas que je puisse faire cela aussi simplement.</p>
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		<title>seize</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 20:38:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gilles</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je continue à aller à l&#8217;usine même si je suis seul à pouvoir aider à cause de la rentrée qui arrive à grand pas. Je me sens bien à ma place parmi tous les ouvriers. A mon arrivée, Didier toujours fidèle au poste de chef de projet, avec le même tendre sourire que je connais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je continue à aller à l&#8217;usine même si je suis seul à pouvoir aider à cause de la rentrée qui arrive à grand pas. Je me sens bien à ma place parmi tous les ouvriers.<br />
A mon arrivée, Didier toujours fidèle au poste de chef de projet, avec le même tendre sourire que je connais bien maintenant et qui me réconforte. Dans ses mains, une monture avec des galets blancs en nylon. Il m&#8217;annonce fièrement qu&#8217;il va les substituer aux autres trop bruyants parce qu&#8217;en métal. Nous poursuivons la visite des différents chantiers en cours jusqu&#8217;à ce que je lui demande, l&#8217;air de rien, qui a décidé que les nouveaux galets seraient en nylon : &laquo;&nbsp;C&#8217;est moi,&#8230; d&#8217;ailleurs j&#8217;ai fait validé l&#8217;idée par Lionel&#8230;&nbsp;&raquo; Peu convaincu de ce nouveau choix, je me laisse embarquer sur le prototype du rail en chantier pour tester les galets &laquo;&nbsp;miracles&nbsp;&raquo;. Vous me croirez si vous voulez mais l&#8217;équipe des nylon ont dû sentir que je ne les aimais pas car un mystérieux couinement s&#8217;est fait entendre dès la première glissade du panneau. Et aucun moyen d&#8217;y remédier malgré tous nos efforts ! Depuis ce jour, les &laquo;&nbsp;nylon&nbsp;&raquo; sont devenus entre Didier et moi une source supplémentaire de joyeuse complicité.</p>
<p>Quand je suis chez Mantion, Didier peut bénéficier d&#8217;un repas &laquo;&nbsp;invité&nbsp;&raquo; à la cantine, de l&#8217;autre côté du boulevard. L&#8217;autre jour, Denis s&#8217;est installé à notre table et nous avons parlé de l&#8217;image de l&#8217;artiste dans la tête des employés. Par ma présence, même intermittente, j&#8217;espère avoir changé quelques idées toutes faites de l&#8217;artiste dans sa bulle, peu en contact avec la réalité du terrain.</p>
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		<title>quinze</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 20:36:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est démontable cela veut dire montrable ailleurs. Même si c&#8217;est lourd, même si cela demande du temps, de l&#8217;énergie, les assemblages sont simples, élémentaires. Aucune sophistication, rien de trop. Je commence à reconnaître Dédale comme une œuvre de ma famille artistique. &#171;&#160;Il faut payer, toujours payer et on ne paie pas avec des pensées. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est démontable cela veut dire montrable ailleurs. Même si c&#8217;est lourd, même si cela demande du temps, de l&#8217;énergie, les assemblages sont simples, élémentaires. Aucune sophistication, rien de trop. Je commence à reconnaître Dédale comme une œuvre de ma famille artistique.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il faut payer, toujours payer et on ne paie pas avec des pensées. Il faut payer de sa personne. Payer avec sa vie.&nbsp;&raquo; Henri Bauchau, Le boulevard périphérique, Actes sud, 2008, p.35.</p>
<p>2 septembre Comme chaque fois avant de me plonger à nouveau dans l&#8217;écriture, je relis la phrase de mon dernier billet et aujourd&#8217;hui sa force prémonitoire me glace le sang : Julien n&#8217;est plus parmi nous. Quand j&#8217;ai appris son décès, j&#8217;ai tout-de-suite voulu revoir des photographies. Sur l&#8217;une d&#8217;entre elles, que j&#8217;ai agrandie dans le catalogue, muni de ses lunettes de soudeur, il me fait penser à Saint Exupéry l&#8217;aviateur.</p>
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		<title>quatorze</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 20:34:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans l&#8217;intimité de l&#8217;œuvre, le rapport avec l&#8217;élément aquatique m&#8217;est de plus en plus évident alors même que je manipule avec peine toutes ces pièces de métal tellement lourdes. Sans parler du dépôt au fond de moi des traces que je n&#8217;imagine pas aujourd&#8217;hui. Souvent je pense à Emmanuel A. et la proximité que nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l&#8217;intimité de l&#8217;œuvre, le rapport avec l&#8217;élément aquatique m&#8217;est de plus en plus évident alors même que je manipule avec peine toutes ces pièces de métal tellement lourdes. Sans parler du dépôt au fond de moi des traces que je n&#8217;imagine pas aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Souvent je pense à Emmanuel A. et la proximité que nous avions dans les secrets de fabrication d&#8217;autres œuvres qui appartiennent au passé.</p>
<p>Et d&#8217;autres, extérieurs à l&#8217;usine s&#8217;agrègent au projet sans que je demande quoique ce soit. Cécile par exemple, qui est revenue plusieurs fois. Fabien aussi à sa manière; un mouvement centrifuge que je contrôle pas.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;inquiète auprès de Didier : &laquo;&nbsp;Comment aurais-tu fait si je n&#8217;avais pas été là avec les étudiants : j&#8217;aurais mangé une double dose de tartines le matin !&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>treize</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 20:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gilles</dc:creator>
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		<description><![CDATA[4 Août Me voilà entré dans le Dédale par la petite porte, la même que tous les employés de Mantion utilisent chaque jour pour se rendre à leur travail. Aussi, toutes les explications que j&#8217;entendais d&#8217;une oreille extérieure, à distance, toutes les petites inquiétudes, toutes les solutions techniques à trouver au coup-par-coup, toute la quantité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>4 Août Me voilà entré dans le Dédale par la petite porte, la même que tous les employés de Mantion utilisent chaque jour pour se rendre à leur travail. Aussi, toutes les explications que j&#8217;entendais d&#8217;une oreille extérieure, à distance, toutes les petites inquiétudes, toutes les solutions techniques à trouver au coup-par-coup, toute la quantité de gestes techniques à fournir, toutes les relations humaines, les regards d&#8217;autres ouvriers de l&#8217;entreprise qui, avec leur bulletin de salaire du mois de juillet ont reçu une invitation &laquo;&nbsp;made in pavé&nbsp;&raquo; et qui frappent à la porte de l&#8217;atelier pour voir la bête curieuse, toutes ces nouveautés m&#8217;informent en même temps que j&#8217;accède à la fabrication de Dédale.</p>
<p>Pour le dire autrement, mains noires et corps perclus de courbatures : c&#8217;est un virage à 180 °!</p>
<p>Je suis maintenant dans une sorte d&#8217;intimité avec l&#8217;œuvre et avec tous ceux qui de près ou de loin y croient dur comme fer et qui y travaillent en acceptant de repousser leurs vacances aux calandes grecques ! De l&#8217;intérieur, je n&#8217;arrête pas d&#8217;être étonné par tant d&#8217;énergie déployée et de volonté de bien faire : comment cette force a-t-elle pu être transmise jusque dans ces hangars sombres, à ces hommes et ces femmes lumineux que je ne connaissais pas et qui, pour beaucoup, n&#8217;ont jamais survolé la cour du palais Granvelle ?</p>
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